Savatie Baştovoi Les lapins ne meurent pas
Savatie Baştovoi Les lapins ne meurent pas
Éditions Jacqueline Chambon
Littérature étrangère
L’auteur

Nous sommes en 1980. Sasha, neuf ans, vit en République de Moldavie. Une vie sous le communisme, avec ses défilés, ses slogans, sa pruderie, ses kolkhozes, ses organisations de jeunesse quasi militaires. Pour Sasha, qui a un besoin éperdu de croire, la propagande devient à la lettre parole d’Évangile. Il vénère les martyrs de la cause communiste dont les visages sont peints sur les murs de l’école, et en premier lieu Lénine, gloire de l’Union soviétique qui a combattu les puissances du Mal capitaliste. À cette dévotion athée s’ajoute un amour sensuel pour la forêt, où il aime se réfugier quand ça va trop mal à l’école. L’institutrice lui reproche aigrement ses vêtements usés, l’odeur des cochons qu’il nourrit avant de venir en classe et ses poux. On peut aussi être un paria dans l’utopie communiste d’une société sans classes.
Ici, le sentiment panthéiste de Savatie Baştovoi s’incarne avec une délicatesse fragile dans cet enfant qui s’accroche aux mythes d’un monde parfait pour oublier la dure réalité d’un système fait pour broyer les hommes.
Savatie Baştovoi est né à Chişinau en 1976. Adolescent, il est interné en hôpital psychiatrique à Socola, où il écrit le cycle Un Valium pour Dieu qui le consacre comme poète. En 1998, il abandonne la faculté de Timişoara et, en 2002, il reçoit la tonsure. Il vit au monastère de la Nativité du Christ, en République de Moldavie. Il dirige la maison d’édition Cathisma, la revue de spiritualité orthodoxe Ekklesia et enseigne l’iconographie au Séminaire de théologie de Chişinau.
Traduit du roumain (Moldavie) par Laure Hinckel
Janvier 2012 – 22 € – 304 p. – 12,5 x 19,5 – ISBN 978-2-330-00254-1
Le roman